Spatial : fronde chez Thales Alenia Space à Toulouse en pleine restructuration

Florine Galéron
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Les salariés de Thales Alenia Space ont manifesté à Toulouse ce mardi.
Rémi Benoit

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Les salariés de Thales Alenia Space ont manifesté à Toulouse ce mardi.
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« Thales Alenia Space s'est imposé il y a deux ans comme le leader mondial sur les satellites télécoms en décrochant plus de la moitié des contrats dans ce secteur. Depuis le mois de mai, le changement est radical. On nous demande de refaire nos CV pour chercher du travail ailleurs dans le groupe. Comment est-ce possible d'en arriver là en si peu de temps ? », s'interroge un salarié.
Comme lui, plusieurs centaines de salariés se sont rassemblés ce mardi devant l'établissement toulousain de Thales Alenia Space, qui représente à la fois son siège français et son plus grand site industriel dans le monde, pour protester contre le plan d'adaptation envisagé par la direction.
Le 5 mars dernier, Thales annonçait supprimer 1.300 postes au sein de sa branche spatiale Thales Alenia Space (TAS), dont 1.000 en France avec un redéploiement des effectifs via des mobilités internes sur d'autres sites du groupe ou en restant par exemple à Toulouse mais pour réaliser de l'ingénierie à destination d'activités non-spatiales. L'impact est massif étant donné que la coentreprise franco-italienne, détenue par Thales (67%) et Leonardo (33%), emploie sur ses deux principaux sites français 2.700 personnes à Toulouse et 1.800 à Cannes.
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Cette décision a été prise après les pertes significatives essuyées en 2023 par TAS : 45 millions d'euros en 2023 (contre +11 millions, en 2022), selon les informations de La Tribune. Le groupe entend retrouver une profitabilité dans les standards de cette activité.
Florine Galéron