Spatial : Aiko lève 3,5 millions pour booster l'IA en orbite

Florine Galéron
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SpaceX réalise une manœuvre toutes les onze minutes pour éviter la collision d'un débris avec sa constellation Starlink.
NASA

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SpaceX réalise une manœuvre toutes les onze minutes pour éviter la collision d'un débris avec sa constellation Starlink.
NASA
Les chiffres ont de quoi donner le vertige. Pour éviter des collisions en orbite avec d'autres satellites ou des débris, les satellites Starlink de SpaceX ont annoncé, cet été, avoir réalisé 50.000 manœuvres en l'espace de six mois, soit une toutes les onze minutes. Et d'après des projections, la société d'Elon Musk aura besoin de réaliser une manœuvre toutes les onze secondes dès 2028. La faute à un encombrement de plus en plus dramatique de l'espace, en particulier dans l'orbite basse, utilisée pour développer l'internet haut débit par satellite. Elon Musk veut, à lui seul, créer une constellation de 12.000 satellites.
Cette explosion du nombre de satellites et de débris rend plus complexe les missions des opérateurs au sol. D'où l'idée de la start-up italienne Aiko de faire appel à l'intelligence artificielle. Fondée en 2017 à Turin, la jeune société a ouvert, fin 2022, une antenne en France, à Toulouse. Cette dernière développe des solutions d'IA pour les logiciels à bord des satellites afin de déclencher à terme des manœuvres de satellites sans intervention humaine.
La start-up va aussi démarrer à Toulouse une thèse avec l'Isae-Supaero sur la désorbitation autonome des satellites en fin de vie afin d'éviter qu'ils ne deviennent des débris encombrant l'espace.
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Aiko, qui n'a pour le moment pas de concurrent sur ce créneau, croit à l'avenir de la maintenance prédictive des satellites grâce à l'intelligence artificielle : « L'analyse des données de télémétrie permet de détecter des signaux faibles qui ne sont pas visibles de façon naturelle par les opérateurs. Cela permet de prédire les dysfonctionnements et de ne pas avoir un satellite en panne à un moment crucial de la mission. L'IA peut être un véritable support aux opérateurs », ajoute Aurélie Baker.
Florine Galéron