Vins : les caves du Sud-Ouest cherchent des remèdes à la crise
Elisa Centis
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La crise viticole touche de plein fouet non seulement les vignobles mais aussi les caves.
Shutterstock
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La crise viticole touche de plein fouet non seulement les vignobles mais aussi les caves.
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À l'ouest de l'Occitanie, trois caves voisines les unes des autres sont touchées de plein fouet par la crise qui touche la filière viticole. L'augmentation des charges conjuguée à la baisse des ventes, a mis à mal les finances de ces structures qui ont choisi, pour certaines, de se placer sous la protection du tribunal de commerce.
C'est le cas des vignerons de Buzet (Lot-et-Garonne), placée sous sauvegarde du tribunal de commerce d'Agen depuis juin 2024, et des vignerons du Brulhois qui ont suivi la même procédure auprès de l'instance de Montauban (Tarn-et-Garonne, en août 2024. La cave de Saint-Sardos, dans le Tarn-et-Garonne, en redressement judiciaire depuis le 31 octobre 2023, attend, elle une offre de reprise.
L'origine de ces difficultés remonte à la période post-Covid, selon Delphine Leuillet, directrice de la cave des vignerons du Brulhois représentant une cinquantaine d'adhérents, soit 150 hectares sur le Tarn-et-Garonne et le Lot-et-Garonne. « Au moment de la guerre en Ukraine, le prix des matières sèches a explosé », relate la directrice de la cave qui, entre juillet 2022 et juillet 2023, a perdu 22% de son chiffre d'affaires (2,5 millions au 31 juillet 2024). « Sur la bouteille, les prix ont augmenté de 40%, mais il y a eu aussi l'augmentation du carton, de la pâte à papier, du plastique et de l'énergie », énumère-t-elle. Et d'ajouter : « En plus de l'inflation, nous avons connu la pénurie sur certaines bouteilles. Nous avons donc été obligés de surstocker pour éviter la rupture. Cela a mis à mal notre trésorerie. »
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Des souvenirs que partage Romain Miramont, le président des vignerons de Saint-Sardos, qui se souvient du début de la guerre en Ukraine comme d'un choc inflationniste. Cette période a été suivie d'une baisse des ventes. « On a observé une chute sur certains circuits, notamment en grande distribution, un marché qui représente 40 à 50% de notre activité commerciale », fait remarquer le président de la coopérative.
Elisa Centis