Les coopératives viticoles poussées vers d'inéluctables rapprochements
Gaëlle Ginibrière
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CC Pixabay by Jill Wellington
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Ouverture d'une procédure de redressement judiciaire en juillet pour la cave coopérative Univitis en Gironde (160 vignerons, 1.600 ha), procédure de sauvegarde lancée dans le Lot-et-Garonne en juin pour les Vignerons de Buzet (160 vignerons, 1.900 ha), ainsi que pour les Vignerons du Brulhois (40 viticulteurs, 150 ha) en août, tandis que la procédure de sauvegarde d'Alliance Bourg (66 viticulteurs, 500 ha) en Haute-Gironde court depuis novembre 2023. Depuis plusieurs mois, les déboires des caves coopératives se succèdent, illustrant de manière crue la crise du secteur. « Depuis 40 ans que je travaille dans ce domaine, je n'avais jamais vu de telles difficultés. Au-delà des caves coopératives, c'est tout le monde du vin qui ne va pas bien », observe Pascal Hénot, directeur du centre œnologique Enosens de Coutras (Gironde).
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Entre l'inflation qui a grevé le budget des ménages et réorienté leurs dépenses vers des achats plus essentiels et la désaffection pour le vin rouge, le marché marque très nettement le pas. « L'inflexion de la consommation touche l'ensemble des vins rouges en France, à une échelle plus ou moins grande. Le phénomène n'est pas propre à Bordeaux, même si l'impact y est plus fort car la dominante vin rouge y est plus élevée », constate Joël Boueilh, président des Vignerons coopérateurs de France, un organisme qui fédère 550 caves et unions de caves coopératives dans l'hexagone.
Gaëlle Ginibrière