Ces trois territoires ruraux où l'industrie tente de résister

Florine Galéron
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Le Lotois Figeac Aero emploie un peu plus de 3.500 salariés dans le monde.
Rémi Benoit

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Le Lotois Figeac Aero emploie un peu plus de 3.500 salariés dans le monde.
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Alors que la réindustrialisation, amorcée avec difficulté en France, s'est inversée en 2024 et que de nouvelles pertes d'emplois se profilent, une partie du secteur continue de garder espoir. Dans un ouvrage à paraître début février, le think tank français La Fabrique de l'industrie se penche sur les bassins d'emploi d'Aurillac dans le Cantal, de Figeac dans le Lot et de Rodez dans l'Aveyron, des territoires ruraux qui brillent par leur « résilience industrielle », affirme ce cercle financé par l'UIMM, première fédération patronale, le lobby France Industrie et le GIM (Groupe des Industries Métallurgiques).
Nichés au cœur de paysages vallonnés, où la création de zones d'activité est un défi, et éloignés des grandes métropoles, souvent sans accès direct à l'autoroute, ces bassins ont enregistré une hausse de 2,25 % de l'emploi industriel entre 2013 et 2023, bien au-delà de la croissance nationale de 1,5 %.
Certaines villes souffrent plus que d'autres. Le bassin de Decazeville a ainsi perdu plus de 400 emplois en dix ans, soit un tiers de son poids industriel, à cause notamment de la fermeture en 2021 de la fonderie SAM. Celui de Rodez a connu une destruction de plus de 400 emplois (passant de 4.066 emplois à 3.626 emplois) dans le sillage de la restructuration de l'usine Bosch.
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Mais pour Bastien Bezzon, auteur de l'étude, les difficultés des grands pourvoyeurs d'emplois de l'Aveyron et du Lot « ne doivent pas occulter la croissance de petites entreprises au sein de ces bassins d'emploi comme le fournisseur de matériaux composites pour l'aéronautique STS ou le producteur de machines de conditionnement Pattyn ». « Les entreprises locales recrutent volontiers les personnes licenciées pour conforter leur dynamique », ajoute-t-il.
Florine Galéron