Aéronautique : « Nous avons battu un record de free cash flow » (Figeac Aéro)

Florine Galéron
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Jean-Claude Maillard, PDG de Figeac Aéro.
Rémi Benoit

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Jean-Claude Maillard, PDG de Figeac Aéro.
Rémi Benoit
LA TRIBUNE - Figeac Aéro annonce pour le premier semestre un chiffre d'affaires de 200 millions d'euros. Votre groupe se rapproche peu à peu de son niveau d'avant crise où vous étiez le premier fournisseur aéronautique européen avec 447 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel. Quels autres enseignements tirez-vous ?
JEAN-CLAUDE MAILLARD - Le chiffre qui me réjouit le plus est que nous avons battu un record de free cash flow depuis la création de Figeac Aéro il y a 35 ans. Nous avons atteint 28,3 millions d'euros de free cash flow positifs en un semestre alors que la prévision sur toute l'année entière était entre 20 et 28 millions. Ce résultat financier nous permettra de rembourser notre dette. D'ailleurs, cette dernière est tombée à 275 millions d'euros, soit une baisse de 13 millions en six mois.
Le besoin de cash est devenu le sujet n°1 au sein de la supply chain aéronautique. Comment Figeac Aéro gère cet enjeu et êtes-vous inquiet pour vos propres fournisseurs ?
Avant de veiller sur nos fournisseurs, il faut déjà nous surveiller nous-mêmes. D'ici 2028 notre chiffre d'affaires va quasiment bondir de 50 % pour s'établir entre 550 et 600 millions d'euros. Nous devrons atteindre une génération de cash suffisamment importante pour financer notre besoin en fonds de roulement. Les bons résultats de free cash flow nous confortent très largement sur l'idée que ces derniers atteindront 50 millions d'euros d'ici trois ans. Cela nous permettra d'accomplir l'un des piliers du plan stratégique Pilot 28 lancé en janvier dernier qui est d'atteindre un ratio d'endettement (calculé à partir de la dette divisée par l'EBITDA) de 7 à 2 ou 2,5, ce qui veut dire que notre société sera quasiment désendettée.
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Concernant nos sous-traitants, nous partageons l'inquiétude de la Banque de France (qui a réalisé une étude confidentielle mentionnant 40 grands sous-traitants aéronautiques en risque de défaillance, NDLR). Pour autant, il n'existe pas à ce jour de situation pouvant mener ces entreprises aux dépôts de bilan et donc à des suspensions de livraison.
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Florine Galéron