Des drones testés en France pour transporter les prises de sang

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Delair va développer pour ce test des drones adaptés à la logistique médicale.
Rémi Benoit

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Delair va développer pour ce test des drones adaptés à la logistique médicale.
Rémi Benoit
Un drone s'envole avec à son bord des poches de prise de sang et des échantillons d'urine. A l'intérieur, les produits sont maintenus à une température réfrigérée, surveillée en temps réel par des capteurs durant leur trajet jusqu'à l'hôpital. A son arrivée au CHU, un bras robotique décharge automatiquement les marchandises et un robot terrestre les achemine jusqu'aux équipes d'analyse médicale.
Ce scénario n'appartient pas à la science-fiction et va bientôt devenir réalité grâce au projet toulousain Code4Goods piloté par la PME Innov'ATM, en collaboration avec le fabricant de drone Delair et de l'Onera, le centre français de recherche en aéronautique. Le consortium vient de décrocher cinq millions d'euros dans le cadre du plan France 2030 pour mener des expérimentations jusqu'en 2028 pour accompagner l'explosion de la logistique médicale.
« Il existe une accélération des flux entre établissements de santé depuis quelques années : un hôpital peut avoir chaque jour une quinzaine d'opérations de transfert d'échantillons réalisées par des coursiers à scooter ou en camionnette. Cette inflation est due à une nouvelle organisation de la santé qui a donné naissance à l'apparition de groupements hospitaliers territoriaux (GHT). Ces derniers concentrent les moyens d'analyse et concentrent l'acheminement d'échantillons », explique Stéphane Bascobert, président d'Innov'ATM.
D'où l'idée d'utiliser des drones électriques pour rendre neutres en carbone ces multiples déplacements et aussi en faire chuter les coûts d'usage du fait de l'absence d'humain pour conduire l'aéronef. « Les drones ont également l'avantage de s'affranchir des contraintes du réseau routier, que ce soit la congestion automobile, l'enneigement ou des territoires escarpés en montagne », ajoute le dirigeant.
À lire également
Dès cette année, probablement avant l'été, de premiers tests seront menés en France avec le survol de drones en ville et en zone périurbaine. Le consortium est en discussion avec des établissements de santé en Occitanie et dans le nord-est de la France, mais cible également les grands laboratoires privés d'analyse médicale tels qu'Innovi, Cerballiance ou Biogroup. Dans les prochaines semaines, le projet devrait décrocher une certification de la DGAC (direction générale de l'aviation civile) pour survoler des zones parfois très denses en population grâce à un système de corridors aériens sécurisés.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Florine Galéron