Spatial : Airbus livre un satellite pour mieux comprendre la pollution

Florine Galéron
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La pollution tue près de 360 000 personnes par an en Europe.
Reuters

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La pollution tue près de 360 000 personnes par an en Europe.
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C'est un mal invisible qui tue pourtant massivement. Au moins 239 000 personnes meurent en Europe par an à cause d'une exposition aux particules fines, auxquels il faut ajouter 70 000 décès imputables à la pollution par l'ozone (O3) et 48 000 mots liés au dioxyde d'azote (NO2), d'après l'agence européenne de l'environnement.
« Sentinel-5 sera très utile pour améliorer la compréhension des gaz, des aérosols et de l'ensemble des facteurs de pollution de l'air. Il alimentera également la compréhension des variables climatiques », salue Simonetta Cheli, directrice des programmes d'observation de la Terre au sein de l'agence spatiale européenne.
Airbus finalise depuis Toulouse l'instrument Sentinel-5 qui sera lancé par Ariane 6 au mois d'août avec la nouvelle génération de satellites météo Metop-SG. Sa vocation est de mieux comprendre les polluants dans l'atmosphère dans le cadre du programme Copernicus de la Commission européenne.
L'instrument balaiera la surface de l'ensemble de la planète en une journée pendant au moins sept années.
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L'instrument balaiera la surface de l'ensemble de la planète en une journée pendant au moins sept années. En 2017, un précurseur de ce satellite, Sentinel-5P, avait été envoyé en orbite fournissant déjà de premières données de qualité. « Nous produisons chaque jour deux prévisions à cinq jours qui permettent de suivre la pollution et d'afficher la qualité de l'air sur des services tels qu'AccuWeather et les applications sur iPhone ou Android », explique Melanie Ades, scientifique principale au sein du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF).
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