Astroscale s'agrandit à Toulouse pour récupérer les débris spatiaux
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Philippe Blatt, directeur général d'Astroscale France.
Rémi Benoit
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Philippe Blatt, directeur général d'Astroscale France.
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En décembre dernier, le japonais Astroscale accomplit une grande première mondiale : grâce à son satellite, il est arrivé à s'approcher à seulement 15 mètres d'un immense débris, un étage supérieur de fusée de onze mètres de long et pesant plusieurs tonnes. Une prochaine mission prévoit d'aller encore plus près et de déployer un bras robotique pour saisir l'objet. « Il faut se rendre compte de la difficulté de l'opération. C'est comme attraper un patineur en train de faire la toupie sur la glace, sauf qu'en l'occurrence on parle plutôt d'un bus de quatre tonnes tournant sur trois axes », avance Philippe Blatt, directeur général d'Astroscale France.
Fondée début 2024, cette filiale du groupe japonais en Europe s'attaque à l'immense défi de la prolifération des débris spatiaux. D'après le dernier relevé de l'agence spatiale européenne fin juin, l'espace est encombré par près de 45 000 débris de plus de 10 cm, 1,2 million de 1 à 10 cm et 140 million d'1 mm à 1 cm. Des chiffres qui donnent le tournis. Pour autant, cette prolifération n'est pas une fatalité.
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« Il suffirait d'aller chercher une dizaine de débris par an pour stopper le syndrome de Kessler (seuil de pollution spatiale à partir duquel les objets en orbite sont fréquemment heurtés, générant à leur tout de nouveaux débits, NDLR). Nous avons établi une liste avec les 50 débris prioritaires à récupérer. Y figurent bien sûr, les plus gros débris qui sont les plus dangereux puisqu'ils génèrent d'autres débris en cas de collision qui peuvent tuer les satellites actifs », rappelait au dernier Space Forum organisé par La Tribune l'expert Christophe Bonnal.