Le paysage du marché des box alimentaires est devenu ultra-concurrentiel et dispose encore d’un potentiel à exploiter. Dans ce secteur en pleine effervescence, le challenger montpelliérain La Brigade de Véro, né il y a huit ans, poursuit son ascension et lève près d’un million d’euros pour doper ses capacités et booster sa notoriété.Le marché des box-repas s'est beaucoup développé à la faveur de la tendance grandissante du « manger mieux et plus sain » mais aussi en raison de la commodité de ces coffrets qui contiennent en kit tout ce qu'il faut pour un menu. Une croissance qui doit beaucoup à de vastes opérations marketing offensives, en particulier sur les réseaux sociaux et via des influenceurs ou influenceuses...
Selon une étude de Businesscoot, « le marché mondial des box alimentaires a connu une croissance substantielle, avec une valeur estimée à 15,21 milliards de dollars en 2021 et devrait croître à un TCAC (Taux de croissance annuel composé, NDLR) de 17,4% de 2022 à 2030 » : « En France, au cours des dernières années, il y avait 320 boîtes différentes et 900.000 abonnés mensuels aux boîtes. Le marché français des box alimentaires est évalué à environ 44 millions d'euros par an, les femmes constituant les trois-quarts de la clientèle ».
Le marché, très concurrentiel, compte de nombreux acteurs allant des startups aux grandes marques, avec une offre qui ne cesse de se renouveler afin de répondre à des préférences alimentaires spécifiques. Pour autant, le potentiel du marché reste élevé. On connaît en particulier les HelloFresh, Rutabago et autre Quitoque (rachetée par Carrefour en 2018 puis revendue à Terence Capital en 2023) sur le créneau du « prêt à cuisiner », ou encore Comme j'aime sur le concept des plats cuisinés à vocation d'amincissement. Un challenger fait son chemin depuis Montpellier : La Brigade de Véro, créée il y a huit ans et emmenée par Arthur Capon et sa mère (Véro).
« Nos clients viennent d'abord pour la perte de poids et nous travaillons avec des diététiciens en interne qui désignent les menus avec des produits de saison achetés à de petits producteurs autant que possible et en tout cas des produits français,confirme Arthur Capon. Comme j'aime a été pionnier, il s'adresse à une clientèle plus âgée et communique surtout sur des médias traditionnels. Quant à nous, nous visons surtout les réseaux sociaux. »