A Montpellier et Sète, des loyers hauts et des revenus bas
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Les observatoires locaux des loyers de Montpellier et de Sète font partie du réseau national des observatoires des loyers, lancé en 2013 sous l'égide du Ministère du Logement et qui regroupe aujourd'hui 29 observatoires.
Les derniers résultats et analyses au 1er janvier 2016 sont désormais disponibles et ont été communiqués à la presse par l'ADIL Hérault (agence départementale pour l'information sur le logement) le 14 novembre. Les résultats ont été établis à partir d'un échantillon de 13 474 logements locatifs privés pour le territoire de Montpellier, de 2 187 pour celui de Sète, sur la base d'informations collectées auprès de 123 administrateurs de biens. Soit 13 % du parc locatif observé.
Selon le premier élément que délivre l'observatoire, le parc locatif se développe à un rythme soutenu : en 2013 (les derniers chiffres INSEE considérés par l'étude), l'Hérault comptait 165 000 logements locatifs privés, soit une progression de 2,3 % et 3 465 logements par an depuis 2006.
Les loyers restent élevés à Montpellier. Le loyer médian au 1e janvier 2016 était de 12 €/m2 (hors charges) sur l'agglomération montpelliéraine. Il fait ainsi partie des les plus importants avec Paris (16,2 €/m2), Nice (13,7 €/m2) et Fréjus (12,6 €/m2). Les loyers sont moins élevés à Bordeaux (11,1 €/m2), Lille (11,1 €/m2), Nantes (10,7 €/m2) ou Toulouse (10,5 €/m2).
En revanche, ceux de Sète s'inscrivent dans la moyenne des agglomérations de taille comparable, mais restent élevés au regard des revenus des locataires.
À lire également
L'écart est encore plus marqué sur la ville de Montpellier, où les loyers (observation sur le niveau de loyers des T3) se trouvent dans la fourchette haute de 10,6 €/m2 pour un revenu annuel dans la fourchette basse d'un peu plus de 15 200 €. À titre de comparaison, les loyers sont de 10,5 €/m2 pour des revenus annuels de 16 600 € à Lyon, de 9,2 €/m2 pour des revenus annuels de près de 16 200 € à Strasbourg, ou encore de 9,8 €/m2 pour des revenus annuels de près de 16 800 € à Toulouse.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.
