Frédéric Carré, président de la FFB Occitanie : "Libérez les chantiers pour qu’on puisse bosser !"
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Frédéric Carré est président de la FFB Occitanie depuis le 5 juin 2020.
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Frédéric Carré est président de la FFB Occitanie depuis le 5 juin 2020.
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Frédéric Carré est dirigeant du groupe Carré (métallerie et menuiserie aluminium, 200 salariés) à Tournefeuille, en périphérie de Toulouse. Il est aussi président de Promologis (immobilier locatif et de l'accession à la propriété, siège à Toulouse). Après avoir présidé la FBTP Haute-Garonne de 2012 à 2018, il a été élu à la tête de la FFB Occitanie le 5 juin dernier. Il succède à Bruno Dumas, qui était président depuis juillet 2016.
Que retenez-vous de cette crise jusqu'à aujourd'hui ?
Frédéric Carré : « Cette crise arrive alors qu'on était en sortie de crise ou encore dedans depuis 2008, avec les problématiques de concurrence déloyale, de baisse de trésoreries, de manque d'activité... Il y a d'abord eu un arrêt brutal de 88 % de nos chantiers car nous n'étions pas en mesure d'assurer la sécurité sanitaire de nos salariés. Ça a généré du doute, de l'incertitude et un danger de mort pour les entreprises, qui, je le rappelle, ont dû lutter pour obtenir l'activité partielle ! Puis, avec la publication du guide OPPBTP, il y a eu la reprise. Le guide a permis de mettre en place une règle pour faire retourner nos ouvriers sur les chantiers, et a fixé un cadre de travail pour les maîtres d'ouvrage, les maîtres d'œuvre et les entreprises. Ce qui nous gêne, ce sont les redémarrages en plannings dégradés alors qu'on a 100 % de nos effectifs et qu'on ne peut pas facturer ce qu'on devrait. »
Dans quel état d'esprit avez-vous trouvé les troupes ?
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« Les entreprises sont très inquiètes car elles n'ont plus de trésorerie. Il y a de l'inquiétude, notamment sur qui prend en charge les surcoûts imposés par la crise, c'est-à-dire l'immobilisation des chantiers, les mesures sanitaires, l'allongement des chantiers et le changement de cadences ? La question se pose pour les chantiers signés avant le Covid car les nouveaux tiendront compte de ces surcoûts... Ça se règle par des chartes. Mais tous les coûts ne peuvent pas être estimés aujourd'hui. Concernant l'immobilisation des chantiers et les mesures sanitaires, on peut les estimer et en général, les bailleurs ou maîtres d'ouvrage en prennent 50 %. C'est déjà ça mais 50 % de quoi ? Si c'est juste des mesures sanitaires, ce n'est pas suffisant. Les entreprises n'ont pas les moyens de faire des choses qui n'étaient pas prévu dans les devis. C'est pour ça qu'aujourd'hui, il y a une clause de revoyure pour les autres causes de surcoût, qu'on ne peut pas estimer. A terme, il est possible qu'il y ait une recrudescence de contentieux. »
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