Immobilier : à Montpellier, le marché se crispe encore autour de l'offre et des prix
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Selon les chiffres compilés par le cabinet spécialisé Adéquation, le marché de la promotion immobilière en Languedoc-Roussillon enregistre en 2020 « les plus faibles résultats de mémoire d'observatoire »...
Sur la métropole de Montpellier, connue pour ses flambées démographiques et la rareté de son foncier, « le stock théorique de logements était de 10 à 12 mois fin 2020 », annonce Simon Chapuy, directeur régional PACA-Occitanie chez Adéquation, qui précise que ce stock théorique fluctue selon les années de comparaison en termes de nombre de ventes (2019 ou 2020). Le chiffre le plus réaliste correspondrait plutôt à la fourchette basse, soit 10 mois (quand un marché équilibré est à 12).
L'année 2020 aura généré une mauvaise combinaison : élections municipales et crise sanitaire du Covid-19. Alors que le marché s'affiche sous-offreur depuis 2019 à Montpellier, en raison d'un ralentissement de la délivrance des permis de construire à l'approche des élections municipales et d'un manque de foncier lié au fort dynamisme des marchés en 2018 et 2019, l'année 2020 est venue creuser cette crise de l'offre.
Au premier semestre 2020, l'activité de promotion immobilière s'est effondrée sur la métropole montpelliéraine, avec des chutes de 54% des mises en vente et de 56% des ventes par rapport au 1er semestre 2020, « l'une des plus fortes baisses enregistrées dans les métropoles françaises », pointe Adéquation dans son bilan.
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Au 4e trimestre 2020, 695 logements ont été mis à la vente, marquant une augmentation de 54% par rapport au 4ème trimestre 2019. Mais sur l'ensemble de l'année, les mises en vente (2.365 logements) restent en baisse de 9% par rapport à 2019.
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