Comment expliquer les 134.000 logements vacants depuis au moins deux ans en Occitanie ?
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En 2018, 8,4% des logements sont vacants en Occitanie contre 8,1% en France métropolitaine, avec logiquement un nombre moins élevés dans les départements urbains de la Haute-Garonne et de l'Hérault (7,3%), et plus important dans les départements plus ruraux de l'Aveyron ou du Lot (10,9%).
Selon l'étude publiée le 30 juin 2022 par l'INSEE Occitanie, entre 2013 et 2018, le nombre de logements vacants augmente plus vite en Occitanie (+ 1,5% par an) que celui de l'ensemble du parc (+ 1,3%). Mais cette croissance a nettement ralenti par rapport à la période 2008-2013 (+ 4,1% par an), années marquées par les effets de la crise de 2008 qui ont perturbé le marché de l'immobilier.
Les chiffres utilisés par l'INSEE sont issus du recensement de la population par les agents recenseurs sur le terrain (arrêtés en 2018) mais aussi du fichier Lovac 2019 (issu du croisement du fichier qui identifie les logements vacants à partir de la taxe d'habitation et des fichiers fonciers 2019) « qui apporte une dimension supplémentaire, à savoir depuis combien de temps le logement est vacant », explique Christophe Péalaprat, chef de projet de l'action régionale à l'INSEE Occitanie et co-auteur de l'étude.
Ainsi, en 2019, la région Occitanie compte-t-elle 134.000 logements vacants depuis plus de deux ans au sein de son parc privé, soit un taux de vacance structurelle de 3,9%.
Ainsi, les départements ruraux sont les plus touchés par cette vacance de longue durée : avec près de 14.500 logements vides depuis plus de deux ans, l'Aveyron a le taux de vacance structurelle le plus élevé d'Occitanie (7,9%). À l'opposé, les départements les plus urbanisés ont une vacance structurelle plus faible, seulement de 2% en Haute-Garonne et de 2,8% dans l'Hérault.
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Si la vacance structurelle est plus faible sur l'arc méditerranéen et dans l'agglomération toulousaine, le volume de logements vacants y est important : l'INSEE relève plus de 5.600 logements inoccupés depuis plus de deux ans dans la Communauté urbaine de Perpignan, près de 3.400 dans la Communauté d'agglomération de Béziers-Méditerranée, et plus de 3.000 dans celle du Grand Narbonne. L'agglomération de Nîmes compte autant de logements vacants de longue durée que la métropole de Montpellier, soit 3.800.
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