LA TRIBUNE - Vous prenez la présidence de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) Occitanie Méditerranée, qui compte 55 adhérents, dans un contexte de crise sévère pour le logement, et en particulier pour le logement neuf, mais aussi dans un contexte politique tendu suite à la dissolution de l'Assemblée nationale. Quelle est votre perception de la situation ?
Thierry IACAZIO, directeur territorial Languedoc chez Vinci Immobilier et président de la FPI Occitanie Méditerranée - Les élections législatives ont coupé court à la dynamique qui commençait à poindre dans notre secteur d'activité car on avait enfin, avec Guillaume Kasbarian, un ministre du Logement qui avait collecté beaucoup de données auprès des acteurs, compris les enjeux et prévu une loi de simplification, même si notre priorité aujourd'hui est plutôt sur le financement. On se rapprochait d'une évolution positive... Désormais, le président national de la FPI (Pascal Boulanger, NDLR) attend la mise en place d'un nouveau gouvernement pour reprendre son bâton de pèlerin et aller arracher des décisions. Parmi les questions auxquelles on attend des réponses : quel modèle envisagé post-dispositif Pinel en fin d'année, quel système de défiscalisation, quel encouragement pour les maires-bâtisseurs, quel modèle de logements intermédiaires ?