Au moins trois ans qu'ils agitent le chiffon rouge... Les professionnels de l'acte de bâtir continue d'alerter par tous les moyens possibles sur la crise qui affecte le secteur du bâtiment, pointant le risque de défaillances d'entreprises, de perte d'emplois ou de disparition des compétences en marge d'une crise sociale du logement. Le 29 février dernier, la FFB de l'Hérault avait invité le préfet François-Xavier Lauch pour poser concrètement les problèmes sur la table et mettre le représentant de l'Etat à contribution pour trouver rapidement des solutions.
François-Xavier Lauch avait concédé que « le bâtiment est la filière la plus en danger dans le département ». Assurant être « mobilisé » et promettant d'user de son « pouvoir d'influence », il évoquait comme une piste à explorer à court terme l'idée de forcer le déblocage des principales opérations de logements de la métropole montpelliéraine sur la base d'« une liste ramassée d'opérations à fort enjeux en termes de logements » demandée aux promoteurs et aux bailleurs.
Alors que le MIPIM bat son plein à Cannes et que le salon de l'immobilier de Montpellier a ouvert ses portes pour trois jours ce 15 mars, les professionnels de la filière de désarment pas. Le 14 mars, l'association ABCD (Académie du Bâtiment et de la Cité de Demain, qui rassemble les professionnels de l'immobilier et de l'acte de bâtir de l'Hérault) a remis aux parlementaires héraultais un manifeste orienté sur « comment transformer le choc de l'offre en réalité opérationnelle ».