La production libyenne de pétrole commence à montrer des signes de faiblesses, après que l'un des plus importants champs pétroliers du pays ait réduit sa production de plus de 30% alors que le terminal d'exportation de Zueitina ait annoncé l'arrêt des expéditions le 13 août dernier.
Cette baisse de production accusée au champ de Sharara a vu la production passer de 300.000 barils/jour à 200.000 barils/jour le 13 août dernier. Une baisse de régime qui s'explique par le cantonnement des ouvriers de la plateforme à une partie du complexe à cause de la recrudescence d'actes de violences dans le périmètre du site.
Du côté du port de Zueitina l'arrêt des exportations est dû à un mouvement social des employés du port qui réclament de meilleures conditions de travail. Une situation qui vient freiner l'embellie enregistrée tant en termes de production que d'exportation en juillet dernier. Une hausse de régime qui n'a guère été perturbée par les combats entre milices rivales.
Le maintien de la production pétrolière à son niveau maximum est une véritable priorité pour un pays qui compte deux gouvernements et une myriade de milices qui contrôlent chacun son territoire. Un arrêt des sites de production équivaudrait pour la Libye à une crise cardiaque, vu que l'exportation des hydrocarbures représente l'unique rentrée en devises du pays et sert à payer les fonctionnaires libyens.
L'irruption d'hommes armés dans une partie du site de Sharara, exploité par la National Oil Corp (NOC) a précipité la fermeture d'une partie de l'exploitation réduisant la capacité de production du champ pétrolifère. Le site avait déjà connu dernièrement une fermeture totale de 2 jours suite à une grève des employés, contre le manque de sécurité au niveau du champ.
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L'arrêt du port de Zueitina, qui exporte en moyenne 6 cargaisons de bruts par mois, chacune estimée entre 600.000 et 630.000 barils/ jour, s'explique par les tensions entre le consortium exploitant le port constitué de NOC, Occidental Petroleum Corp et OMV AG d'un côté et le syndicat des dockers de l'autre.
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Ces derniers revendiquent le versement de 20 mois de salaires différés, l'obtention d'une assurance maladie, de congés annuels, du paiement d'heures supplémentaire et d'une amélioration de l'entretien portuaire. Les dockers ont par ailleurs, menacé de maintenir l'arrêt de l'activité jusqu'au 19 août si leurs demandes n'étaient pas satisfaites.
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