LA TRIBUNE - Votre entreprise Bio-UV (cotée sur le marché Euronext Growth Paris) vient de publier ses résultats 2020. Comment qualifier cette année, marquée par la crise du Covid-19 ?
BENOIT GILLMANN, P-dg de Bio-UV - Bio-UV a réalisé un chiffre d'affaires annuel de 32,2 millions d'euros, en forte progression de + 61% par rapport à 2019, dont une croissance organique de + 25%, à raison + 44% sur les activités maritimes (qui adressent les marchés maritimes sur le traitement des eaux de ballast des navires, NDLR) et + 11% sur les activités terrestres (traitement des eaux de piscine, des eaux de process dans l'industrie, réutilisation d'eaux usées traitées et l'aquaculture, NDLR). Malgré la crise, nous avons pleinement réussi l'intégration de la société écossaise Triogen, acquise en octobre 2019... Un cap a donc été franchi en 2020, marqué par une forte progression de la rentabilité, avec désormais plus de 10% de marge d'EBITDA et un résultat net positif à 0,6 million d'euros. En pleine crise sanitaire, Bio-UV s'est appuyé sur des fondamentaux solides : une très forte croissance, supérieure à 60% depuis deux ans, un résultat net positif, et une situation de trésorerie nette excédentaire de 12,6 millions d'euros.
Vous avez sollicité le Prêt garanti par l'État (PGE) à hauteur de 2,55 millions d'euros. L'avez-vous dépensé ?
Non, et nous allons le lisser sur plusieurs années... Aujourd'hui, et notamment en raison de l'augmentation de capital de 12,7 millions d'euros réalisée en octobre 2020, nous disposons d'un cash-flow positif malgré nos investissements. Bio-UV est solide pour des raisons de croissance, de différents marchés sur lesquels on est et de différentes applications de notre technologie. Nous ne mettons pas tous nos œufs dans le même panier.
Que représente l'export dans vos activités ?
Quasiment à 70% de notre chiffre d'affaires, soit 21 millions d'euros. Ce pourcentage a progressé sous l'effet Triogen mais aussi grâce aux développements de Bio-UV, dont la part export est passée de 12 à 14%. Nous avons d'ailleurs beaucoup renforcé la force de vente export en recrutant des commerciaux pour la Chine, le Moyen-Orient, la Pologne ou l'Angleterre, qui ont rejoint ceux que nous avons déjà positionnés au Vietnam, en Hongrie, ou sur l'Amérique du Sud, l'Espagne, le Portugal et un peu l'Afrique. Au total, 15 personnes travaillent sur l'export aujourd'hui.