LA TRIBUNE - Où en est votre projet So Gard qui prévoit 60 millions d'euros d'investissements dans la création d'un nouvel espace d'entreposage et de découpe de métaux faiblement radioactifs destinés à nourrir votre four de fusion ?
Guénola GUILLON, directrice générale de Cyclife France - Ce projet a pris trois ans de retard. En raison d'une modification du plan de prévention des inondations, le terrain initialement acquis pour accueillir l'un des deux bâtiments composant le projet se trouve aujourd'hui en partie non constructible. Il a donc fallu trouver une alternative. Le bâtiment d'entreposage que l'on souhaitait installer face à notre site actuel doit désormais être construit sur la commune voisine de Chusclan. Nous en sommes au stade de l'avant-projet détaillé. Concernant le second bâtiment, dédié à la découpe de ces ferrailles, sa construction reste prévue sur notre installation nucléaire de base (INB) existante. Nous en sommes au stade de l'établissement du dossier règlementaire. Notre objectif est que ce dossier soit prêt pour le milieu de cette année, pour une mise en service opérationnelle prévue mi-2026.
Avez-vous d'autres projets industriels ?
Oui, un autre projet de découpe métallique visant lui-aussi à accroître nos capacités. Il ne s'agit pas de créer un nouvel atelier mais de renforcer l'existant. Pour faire face à une demande d'EDF, notre principal client, nous devons être en mesure d'accueillir des composants plus gros qu'il faut aussi adapter à la taille de notre four. On espère une mise en service fin 2025. Nous utiliserons ainsi mieux les capacités de notre four de fusion. Nous disposons d'une autorisation de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de 3.500 tonnes de passage à la fusion. Or sur 4.700 tonnes de déchets traités l'an dernier, 600 tonnes sont parties vers ce four pour 4.100 tonnes à l'incinération. Il y a donc une marge de progression sur la fusion.
Quel sera la montant de l'investissement ?