Pierre-Damien Rochette, directeur général du Groupe Rochette Industrie (150 salariés) à Béziers (Hérault), a été réélu le 20 septembre à la présidence de l'UIMM Méditerranée Ouest pour un second mandat de deux ans. Il annonce un nombre d'adhérents en croissance, aujourd'hui de 180.
LA TRIBUNE - Vous venez d'être réélu pour deux années supplémentaires. Quelles sont vos priorités ?
Pierre-Damien ROCHETTE - La première priorité, c'est le défensif. Aujourd'hui, en raison du contexte, le court terme prend le pas sur le stratégique. Il y a plein de défis à adresser : la décarbonation, les difficultés de recrutement, la formation, le remboursement des PGE, la récession avec la hausse des taux d'intérêt,... Nous devons donc adresser cet environnement très ambigu et complexe. Dans mon entreprise, nous avons réduit les projets stratégiques pour répondre à ces défis de court terme qui conditionnent le long terme. L'UIMM doit défendre ses adhérents en essayant de jouer collectif, et c'est par exemple ce que nous venons de faire sur la question du coût de l'énergie : c'est la bonne nouvelle du jour, nous avons une offre très intéressante d'EDF, à un prix moyen de 187 euros le MWh hors écrêtement. Cela dépendra évidemment des volumes de KWh que chacun consomme ou de chaque situation financière, mais j'invite vivement nos adhérents à se rapprocher d'EDF rapidement... Mais le marché est tellement volatile qu'on ne peut pas garantir ce prix... L'autre priorité, c'est d'avoir quelques sujets offensifs : la décarbonation et la RSE. L'UIMM va bientôt proposer un programme de décarbonation avec un diagnostic et des aides pour développer des projets énergies renouvelables, par exemple des panneaux photovoltaïque en toiture et sur les parkings pour permettre aux entreprises de réduire leur facture d'électricité. Concernant la RSE, je rappelle aux adhérents qu'il est urgent qu'ils s'y intéressent car il y aura bientôt, de la part des banques, des prêts bonifiés pour les entreprises qui auront un dispositif RSE. Et au niveau humain, on a vu des entreprises mettre en place des démarches QVT (qualité de vie au travail, NDLR), ce qui signifie un vecteur différenciant si on veut attirer des talents et garder nos collaborateurs.