Alors que des réacteurs et installations nucléaires à travers le monde arrivent en fin de cycle d'exploitation, le démantèlement nucléaire s'industrialise. Outre la gestion des déchets nucléaires, les grands enjeux du démantèlement résident dans les techniques d'investigation des zones d'intervention, avec des systèmes capables de résister en milieu radioactif.
« Le marché du démantèlement nucléaire est à venir quand on parle de réacteurs, en particulier de réacteurs de première génération, et les enjeux majeurs sont de diminuer le plus possible le contact de l'homme avec la radioactivité et d'aller vite »,observe pourLa TribuneMuriel Firon, cheffe du département de recherche sur les procédés et matériaux pour les environnements complexe, au CEA Marcoule.
D'où la quête d'outils robotisés qui permettent de télé-opérer à distance certaines interventions délicates, de mesures ou de découpe. Il peut s'agir « d'amener et d'adapter certaines technologies existantes au nucléaire », souligne Alain Gauvin, directeur général d'Onet Technologies, qui vient d'inaugurer son Technocentre laser à Chusclan dans le Gard, un site dédié à la technologie laser appliquée au démantèlement d'installations nucléaires (centrales, centres de recherche, usines du cycle du combustible).
Connu pour ses activités dans le domaine de la propreté, des facilities management, de la sécurité ou de la logistique, le groupe Onet (2,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires global, 83.000 salariés dans le monde, siège social à Marseille) opère également dans le nucléaire via sa filiale Onet Technologies, dans le développement de projets, l'exploitation, le maintien en conditions sûres ou le démantèlement d'installations nucléaires.