Plan social chez Airbus : les élus locaux soutiennent la direction du groupe

Sophie Arutunian

Sophie Arutunian
Pas de doute, le plan social en cours chez Airbus n'inquiète pas particulièrement les élus toulousains. Le groupe aéronautique, fleuron de l'industrie régionale et porte-drapeau de l'excellence aéronautique locale, a pourtant annoncé mardi 29 novembre la suppression de 1 164 postes (et la création de 230 postes).
Mais il n'a pas échappé à Bernard Keller, vice-président de Toulouse Métropole en charge de l'aéronautique (et ancien cadre d'Airbus) que Toulouse ne fait pas partie des sites touchés :
En effet, la restructuration d'Airbus Group consiste à faire fusionner la maison-mère et sa branche d'aviation commerciale Airbus, qui ne formeront donc plus qu'une seule entité en janvier 2017. Une fusion qui permettra notamment de finaliser le déménagement à Toulouse du siège de la société qui était précédemment basé à Paris et Munich. Le nouveau siège social a d'ailleurs été inauguré le 28 juin dernier et doit recevoir 1 500 salariés.
Pour la présidente de la région Occitanie Carole Delga, il convient de relativiser les annonces d'Airbus. "Sur les 5 dernières années, Airbus a créé plus de 10 000 emplois en France, dont 70 % en Occitanie".
À noter qu'hier, Airbus a bien précisé que le plan de restructuration se fera sur la base du volontariat, tout en ajoutant que le groupe n'exclut pas des licenciements si ses objectifs ne sont pas atteints en 2018.
À lire également
Le président de la CCI Alain Di Crescenzo s'est également montré confiant : "Airbus est exemplaire en matière d'emplois. On a vu après le plan Power 8 une redynamisation importante de l'emploi. Par ailleurs, quand on sait qu'au niveau mondial il y a 33 000 aéronefs à construire dans les 20 prochaines années, il ne peut qu'y avoir de la création d'emploi. J'ai une grande confiance dans les dirigeants d'Airbus."
Le plan de restructuration Power 8 auquel fait référence le président de la CCI avait été initié en 2007 et a engendré la suppression de 7 900 postes sur quatre ans.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Sophie Arutunian