SNCF : la "grève par intermittence" est née à Toulouse

Pierrick Merlet
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La dégradation du service TER conduit Martin Malvy à suspendre les paiements de la Région à la SNCF.
Rémi Benoit

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La dégradation du service TER conduit Martin Malvy à suspendre les paiements de la Région à la SNCF.
Rémi Benoit
Présenté par de nombreux médias et syndicats comme un mode de contestation tout à fait nouveau, la "grève par intermittence" ou "grève perlée" a en réalité déjà existé. C'était à Toulouse et dans l'ancienne région Midi-Pyrénées, en avril et mai 2010. Surnommée "grève cassoulet" pour sa localité par des membres de la direction hostiles au mouvement, les syndicalistes de l'époque, eux, l'avaient alors surnommée "grève intelligente".
Les syndicats décident alors de se mobiliser tous les lundis dès le mois d'avril 2010 jusqu'à l'obtention de conducteurs de trains supplémentaires pour alléger la charge de travail des agents déjà affectés en Midi-Pyrénées. Chaque jour de mobilisation, la moyenne du taux de grévistes dans l'ancien périmètre régional était d'environ 90 %.
Un coup d'essai qui s'était donc transformé en coup de maître puisque les grévistes avaient obtenu gain de cause et plus encore. Une mobilisation réussie qui semble bel et bien avoir inspiré les syndicalistes qui ont appelé à une mobilisation par intermittence en France dès le mardi 3 avril 2018.
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Cette fois, syndicats et salariés se mobilisent contre la réforme de l'entreprise publique voulue par le gouvernement. Ils dénoncent aussi la "mise en scène de la concertation" lancée par le gouvernement pour débattre et échanger autour du projet de loi. 30 réunions auraient déjà eu lieu sans qu'aucun accord n'ait été trouvé sur la transformation du statut de cheminot et l'ouverture à la concurrence du marché ferroviaire français dès 2019 notamment.
Pierrick Merlet