Figeac Aéro : "Soit nous rejoignons un groupe plus important, soit nous fusionnons avec d'autres sociétés"

Florine Galéron
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Jean-Claude Maillard est le fondateur de Figeac Aéro.
Rémi Benoit

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Jean-Claude Maillard est le fondateur de Figeac Aéro.
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Figeac Aéro enregistrait avant la crise un taux de croissance annuel de 17%. Fin août, vous avez engagé un plan de sauvegarde de l'emploi qui prévoit la suppression de 320 postes dans votre usine principale du Lot, soit un tiers de l'effectif. La survie du groupe est-elle en jeu ?
C'est un crève-cœur. J'ai créé cette entreprise il y a 31 ans, je l'ai fait grandir et je la croyais à l'abri des difficultés. Nous espérons des événements positifs pour réduire la jauge annoncée, mais pour l'heure nous ne les voyons pas arriver. Nous connaissons une baisse d'activité significative et durable. Le taux d'activité remonte tout doucement mais il reste aujourd'hui à 50%. Le PSE fait partie des solutions que nous avons dû engager face à cette baisse d'activité.
Par ailleurs, 600 emplois ont déjà été supprimés dans vos filiales à l'étranger. Le groupe indique que "d'autres mesures sont à l'étude en France et à l'étranger". Cela signifie des fermetures d'usines ? Une relocalisation des activités ?
La fermeture d'usine(s) n'est pas exclue. La relocalisation est une possibilité. Mais il faut garder à l'esprit que nous ne faisons que traverser une crise ponctuelle. Elle sera certes longue mais les affaires vont repartir quand nous retrouverons le niveau d'activité de 2019, probablement en 2024 ou 2025. Il faut que nous soyons prêts quand la reprise sera là. Nous ne pouvons pas décider de fermer une usine quand l'activité baisse et la rouvrir quand l'économie repart. Une fermeture d'usine est souvent définitive. C'est la raison pour laquelle je ne peux pas imaginer la fermeture de plus d'une usine.
Figeac Aéro annonce vouloir jouer un rôle dans la consolidation de la supply chain. Vous êtes devenu il y a deux ans le premier sous-traitant aéronautique européen en termes de taille. Cela n'est pas suffisant pour tenir dans le contexte actuel ?
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Nous sommes devenus le premier sous-traitant européen avec uniquement 440 millions d'euros de chiffre d'affaires. Ce dernier est relativement faible par rapport à la taille du marché. La mécanique aéronautique, que ce soit les pièces usinées, les pièces de tôlerie ou les sous-ensembles, est un métier très éparpillé avec trop d'acteurs. Alors qu'il existe à l'heure actuelle très peu de fournisseurs de matières premières (moins de cinq pour la production de fixations par exemple), on dénombre plusieurs dizaines de fournisseurs de pièces usinées, de pièces chaudronnées ou de sous-ensembles. Ce n'est pas cohérent.
Florine Galéron