Après Airbus, ATR réfléchit aussi à revenir sur certains acquis sociaux

Florine Galéron
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ATR prévoit de supprimer 186 postes en France.
Rémi Benoit

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ATR prévoit de supprimer 186 postes en France.
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"ATR a connu une période ininterrompue de croissance depuis 2003. Il y a forcément beaucoup d'inquiétude parmi les salariés. L'annonce du plan social a été un choc. Il y a peu, la direction a annoncé les critères d'ordre de licenciement, ce qui a ajouté une angoisse additionnelle car chacun est en train de calculer son nombre de points pour savoir s'il risque de partir", témoigne Jean-Christophe Pinel, délégué syndical central Force ouvrière chez ATR.
Dans la foulée du PSE dévoilé par Airbus, le constructeur franco-italien de turbopropulseurs pour le transport régional (dont le siège est à Toulouse) a officialisé le 2 juillet dernier un plan qui prévoit la suppression de 204 emplois, dont 186 en France, sur plus de 1 400 dans l'entreprise. Soit près de 15% des effectifs globaux.
Mais l'impact social ne va pas s'arrêter là. À l'image d'Airbus qui a présenté le 21 septembre dernier aux syndicats un projet d'accord de performance collective (APC) qui suggère le gel des salaires jusqu'en 2022 et la révision de plusieurs acquis sociaux, ATR a également débuté les négociations autour d'un accord similaire.
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Son syndicat considère également qu'"avant de parler d'APC, il est important de connaître le nombre de départs volontaires" du PSE sur lequel les partenaires sociaux devront se prononcer à la mi-octobre. Selon nos informations, 120 salariés se sont renseignés auprès de la direction sur les conditions de départ de l'entreprise. Les négociations se poursuivent également sur l'obtention d'un accord sur l'APLD (activité partielle de longue durée) qui ne concerne pour le moment que les activités de production.
Florine Galéron