Boiron vise le zéro départ contraint à Toulouse
Clothilde Doumenc
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Boiron est en crise depuis l'annonce du déremboursement de l'homéopathie.
Rémi Benoit
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Boiron est en crise depuis l'annonce du déremboursement de l'homéopathie.
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Un petit groupe de 15 salariés a manifesté ce lundi 5 octobre devant le site toulousain de Boiron, pour dénoncer le PSE qui prévoit la fermeture de 12 établissements sur 27 et la suppression de 646 postes dans l'Hexagone, dont une trentaine en Occitanie. "Des licenciements à dose non homéopathique", dénonce dans un communiqué la CFDT.
De son côté, l'entreprise estime qu'il s'agit de "la conséquence directe d'une campagne de dénigrement assez inédite contre l'homéopathie qui a duré au moins deux ans et couronnée par la décision de dérembourser certains médicaments homéopathiques en juillet 2019".
Mettant en cause un matraquage médiatique contre l'homéopathie de la part du gouvernement, l'entreprise a constaté une chute drastique de son chiffre d'affaires qui s'était établi à 557 millions d'euros en 2019.
Annoncé en mars dernier, le plan de réorganisation prévoyait à l'origine la suppression de 15 postes sur le site de Toulouse, et 14 sur le site de Pérols (Hérault). Les salariés ont obtenu, grâce à des négociations repoussées par la crise du coronavirus, le "zéro départ contraint" pour le site toulousain. Ainsi, 15 départs volontaires ont été annoncés sur les 44 personnes employées.
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Pour préparer sa relance, le laboratoire a prévu de commercialiser sa première diversification hors homéopathie dès novembre : une gamme de pro-biotiques. Baptisée Osmobiotic Flora et créée en partenariat avec l'entreprise italienne Probiotical, elle sera d'abord disponible en France puis dans 5 autres pays européens (Italie, Espagne, Belgique, Hongrie et Slovaquie) avant d'être diffusée plus largement dans le monde.
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Clothilde Doumenc