Après quatre mois de négociations, la direction de Daher et les cinq organisations syndicales représentatives (FO, CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT) sont arrivées fin octobre à un accord sur les mesures d'accompagnement du plan social.
Le 25 juin dernier, Daher avait annoncé un "scénario du pire" avec 1 261 licenciements de salariés en CDI en France et notamment la cession de l'usine d'aérostructures de Saint-Julien-de-Chédon (région Centre). Le groupe prévoyait alors une baisse brutale d'activité estimée à 40% sur l'année 2020, entraînant une perte de 300 à 400 millions de chiffre d'affaires et de 80 à 100 millions d'EBITDA. Début octobre, la direction a présenté aux salariés un projet de plan social réduit de 46% avec 679 postes supprimés.
D'après les informations recueillies auprès de la direction et des syndicats par La Tribune, 643 postes sont toujours menacés dans ce groupe familial fondé en 1863. Mais ce chiffre pourrait encore être revu à la baisse après la prise en compte des retraites anticipées et des départs volontaires. L'accord sur la mise en place de l'APLD (activité partielle de longue durée) a déjà permis de sauver 231 postes. L'intersyndicale fait remarquer dans un communiqué commun que la signature de ces accords "ne cautionne en aucun cas les suppressions de postes et la mise en place du PSE, mais bien uniquement les mesures d'accompagnement" a permis "d'obtenir des mesures supplémentaires au-delà du cadre légal".