Automobile : la SAM, dans l'Aveyron, bientôt reprise par une autre fonderie française ?

Pierrick Merlet
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La fonderie aveyronnaise de la SAM bientôt reprise par un industriel français ?
Pierrick Merlet

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La fonderie aveyronnaise de la SAM bientôt reprise par un industriel français ?
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Sale temps pour les fonderies françaises (principalement liées à l'industrie automobile), qui ont accumulé en quelques semaines les mauvaises nouvelles. L'unique producteur de jantes en aluminium français, Alvance aluminium Wheels, et la Fonderie de Bretagne, filiale de Renault, ont été placées en redressement judiciaire en l'espace de quelques jours.
Plus au sud de la France, et tout particulièrement dans l'Aveyron, la fonderie de la SAM, installée à Decazeville, est à l'arrêt depuis le 14 avril. Et pour cause, la fonderie - spécialisée dans la conception et le production de composants en aluminium notamment pour les véhicules électriques et hybrides - n'a officiellement plus de repreneur potentiel. Placée en redressement judiciaire en décembre 2019, les représentants des 364 salariés du sous-traitant automobile ont appris le retrait de l'unique candidat espagnol, CIE Automotive. Valable du 8 mars au 8 avril, l'offre de reprise a été retirée à l'issue de négociations tripartites entre ce groupe industriel, les syndicats et Renault, client ultra-majoritaire de la SAM.
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Sans savoir les réelles intentions de CIE Automotive qui n'a jamais communiqué dans cette affaire, plusieurs points peuvent justifier cet échec des négociations. Tout d'abord, les salariés ont voté en assemblée générale début mars la volonté d'accepter aucune offre inférieure à 300 emplois voire 250 repris. Un effort jugé "important" par les syndicats dans un ancien bassin minier où les perspectives d'emploi sont peu nombreuses.
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