Fonderie de Bretagne : un blocage sur fond de délocalisation

Pascale Paoli Lebailly
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Photo d'illustration
STEPHANE MAHE

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« Que demandons-nous? De connaître notre avenir, de connaître notre futur, d'affirmer haut et fort que nous avons toute notre place dans le groupe Renault, que le groupe, avec la stratégie qui est menée, se tire une balle dans le pied et nous tire une balle dans la tête...Nous continuons le blocage, nous sommes dans le dur, nous allons aller jusqu'au bout maintenant ».
Mardi soir, au moment de la prise de poste de l'équipe de nuit sur le site en grève de la Fonderie de Bretagne, filiale du groupe Renault, Maël Le Goff, délégué syndical CGT, ne mâchait pas ses mots pour expliquer pourquoi, après un an de « suivi des recommandations et de discussions » qui n'ont pas abouti, les salariés de ce site spécialisé dans la fabrication des bras de suspension automobile, des collecteurs et coudes d'échappement ou encore des différentiels de boîte de vitesses, devaient continuer de bloquer la production et l'expédition des pièces.
Maël Le Goff a toutefois encouragé ses collègues à laisser partir les sept membres de la direction mardi dans la soirée, retenus dans les bureaux depuis le début de la matinée mais « pas séquestrés ». Pour autant, la tension est palpable. Elle n'a fait que monter depuis l'annonce de Renault, le 11 mars dernier, de sa décision de vendre le site. Inquiets pour leur avenir, les salariés ont l'impression de se faire balader.
La préservation des 350 emplois et d'un savoir-faire est au cœur du « combat » qui s'organise, malgré l'appel au calme du groupe. Renault a aussi précisé dans la soirée de mardi que « la recherche d'un repreneur suit actuellement son cours afin de maintenir les activités du site et d'assurer la pérennité des emplois ».
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Lundi 26 avril, c'est la rencontre consacrée au secteur automobile et aux fonderies et réunissant en visioconférence les dirigeants de Peugeot et Renault, quatre ministres et des syndicats, dont la CGT du site de Caudan, qui a mis le feu aux poudres.
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