L'aéroport Toulouse-Blagnac se languit du redécollage du trafic

Florine Galéron
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L'aéroport de Toulouse a vu son trafic chuter de 67% en 2020.
Rémi Benoit

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L'aéroport de Toulouse a vu son trafic chuter de 67% en 2020.
Rémi Benoit
"C'est désespérant de voir ce hall vide et c'est comme ça depuis plus d'un an", glisse un habitué de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. En ce mercredi, jour très calme même hors Covid, la fréquentation du cinquième aéroport français est réduite. "Nous voyons passer quotidiennement entre 2.600 et 2.700 passagers alors que c'était plutôt 15.000 à la même période en 2019, fait remarquer Pascal Kerouanton, directeur de la business unit de Seris. Le taux d'occupation des avions tourne entre 60 et 70%", poursuit le dirigeant, dont la société est en charge du poste d'inspection filtrage des passagers et des bagages. Le député toulousain Mickaël Nogal, présent à ses côtés le 9 juin dernier, écoute attentivement.
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Ce jour-là, l'Association des métiers de l'aéroportuaire lance un cri d'alarme. Malgré la reprise, 8.000 emplois seraient menacés parmi les prestataires de l'aéroport de Toulouse-Blagnac si l'État ne prolonge pas la prise en charge à 100% de l'activité partielle. Bagagistes, prestataires de restauration aérienne ou encore personnels de sûreté pourraient voir leur poste disparaître.

L'aéroport de Toulouse-Blagnac tourne au ralenti (Crédits: Rémi Benoit).
Florine Galéron