Thales Alenia Space face à un "jeudi noir" pour les salaires

Florine Galéron
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À Toulouse, une centaine de salariés de Thales Alenia Space ont participé à un "jeudi noir" pour les salaires.
Rémi Benoit

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À Toulouse, une centaine de salariés de Thales Alenia Space ont participé à un "jeudi noir" pour les salaires.
Rémi Benoit
"Minimum 120 euros par mois", ont inscrit les manifestants sur le bitume à l'entrée du site de Thales Alenia Space à Toulouse. Ils sont une centaine ce jeudi matin rassemblés devant le siège social de la coentreprise spatiale qui emploie 2.500 collaborateurs dans la Ville rose. Au même moment, des manifestations étaient organisées sur l'ensemble des sites français du groupe à l'appel d'un "jeudi noir" lancé par l'intersyndicale (FO/CFDT/CGT/CFE-CGC). Depuis le 27 janvier, chaque semaine, les salariés se mobilisent pour demander une politique de revalorisation plus ambitieuse de leur rémunération alors que doivent s'ouvrir les négociations annuelles avec la direction du groupe.

Des rassemblements étaient organisés ce jeudi sur l'ensemble des sites de Thales Alenia Space en France. (Crédits : Rémi Benoit)
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Avant la crise, l'immense majorité des salariés bénéficiaient chaque année d'une augmentation de leur revenu. Mais depuis l'an dernier, "la direction a instauré une plus grande sélectivité. 58% des salariés ont eu zéro augmentation", regrette Marc Colombani, secrétaire du CSE central FO de Thales Alenia Space. Cette année, la direction propose 3,5% d'augmentation à compter du 1er juillet alors que les années précédentes les négociations s'appliquaient de manière rétroactive au mois de janvier. Insuffisant d'après le syndicaliste au vu de l'inflation galopante. La flambée des prix a frôlé les 3% en fin d'année d'après l'Insee et elle devrait s'accélérer dans les prochains mois pour atteindre en juin entre 3 % à 3,5 %.
Florine Galéron