Latécoère : pourquoi l'usine du futur n'a pas permis d'enrayer les délocalisations

Florine Galéron
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Latécoère a connu deux plans sociaux depuis 2016.
Rémi Benoit

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Latécoère a connu deux plans sociaux depuis 2016.
Rémi Benoit
Qu'est-il arrivé au fleuron toulousain de l'aéronautique ? La Tribune revient dans un dossier en deux volets sur quinze ans d'activité en dents de scie qui ont bouleversé le destin de Latécoère. La première partie est à lire ici.
Coup de tonnerre en 2016. Pour la première fois depuis sa création en 1917, Latécoère vit son premier plan social en France. Il implique notamment la suppression de 236 postes et la fermeture du site de Tarbes, mais également la création d'un nouveau site de production à Toulouse.
Des décisions en partie liées à l'absence de nouveaux programmes dans l'aéronautique.
Manifestation contre le plan social de Latécoère à Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
Ces justifications ne convainquent pas totalement les salariés qui manifestent à Toulouse.
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« La filière aéronautique est une industrie cyclique qui connaît parfois d'importantes baisses de charges. Et aujourd'hui, alors que Latécoère dispose d'un carnet de commandes de quatre années de chiffre d'affaires, on annonce un plan social, » s'indigne Florent Coste, délégué CGT à Latécoère. Les syndicats y voit un lien direct avec l'entrée au capital en avril 2015 de deux fonds d'investissement anglo-saxons (Apollo et Monarch).
Florine Galéron