« Quand on a la chance comme moi d'habiter à Toulouse, la ville qui construit des avions, c'est la double peine : un aéroport qui est dans la ville et la construction aéronautique contribuant bien sûr, à l'essor de la région, mais aussi à l'émission de pollutions supplémentaires », témoigne Chantal Beer-Demander, présidente du CCNAAT (Collectif contre les nuisances aériennes de l'agglomération toulousaine) et de l'Union française contre les nuisances des aéronefs (UFCNA).
La militante toulousaine sera rejointe par plusieurs associations environnementales (Alternatiba, France Nature environnement, Pensons l'aéronautique pour demain...) pour manifester ce vendredi après-midi sur le parvis de la gare Matabiau afin de demander un plafonnement du trafic aérien et la mise en place d'un couvre-feu nocturne au sein de l'aéroport Toulouse-Blagnac. « Le choix de la gare est à la fois symbolique et écologique » pour les associations qui prônent « le train plutôt que l'avion pour les déplacements en Europe ».
La mobilisation s'inscrit dans un mouvement national organisé cette semaine en France. Ce mardi soir, un rassemblement est organisé devant le ministère de la Transition écologique pour un plafonnement du trafic au sein des aéroports parisiens (Roissy, Orly et Le Bourget) et réclamer par exemple la réduction du nombre de vols à 440.000 mouvements par an contre 500.000 à Roissy. Et d'autres manifestations sont prévues à proximité d'une dizaine d'aéroports régionaux comme par exemple à Bâle-Mulhouse, Nantes, Beauvais, Cannes, Annecy... Cette opération suit aussi des rassemblements organisés ailleurs en Europe depuis le mois dernier.