Hyperloop : la désillusion des salariés à Toulouse après des mois d'impayés

Florine Galéron
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Photo d'illustration
Rémi Benoit

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« Au début, l'expérience était incroyable. Nous partions de zéro pour construire un nouveau mode de transport. Il y avait ce côté startup hyper dynamique mais aussi une ambiance très bienveillante et d'entraide », se remémore Laetitia (prénom modifié), embauchée en 2018 par Hyperloop TT à Toulouse.
Quelques mois auparavant, la startup californienne avait annoncé en grande pompe l'implantation de son centre européen de R&D dans la Ville avec la promesse d'investir 40 millions de dollars pour développer un moyen de transport futuriste consistant à projeter par lévitation magnétique des capsules de 50 passagers dans un tube sous vide à très haute vitesse (au moins 600 km/h et jusqu'à 1.200 km/h). Une dizaine d'ingénieurs sont recrutés pour développer une première capsule et une piste d'essai de 300 mètres voit le jour à proximité de l'aéroport de Francazal.
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Passé par des sociétés de services dans l'aéronautique, David (prénom modifié) est séduit par « le côté startup de la Silicon Valley, avec un management par le chaos, où chacun fait un peu ce qu'il pense bien pour le projet, sans contrainte de sanction en cas d'échec ».
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