Hyperloop : stop ou encore à Toulouse ?

Florine Galéron
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hyperloop tt francazal
Rémi Benoit

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Rémi Benoit
Hyperloop TT a continué de faire le show cette semaine depuis le Mobile World Congress de Barcelone. La startup californienne a présenté sous le feu des projecteurs son deuxième fuselage de capsule grandeur nature imaginé avec des étudiants d'une école de design barcelonaise et a même reçu la visite sur son stand du roi Felipe VI.
À Toulouse, pourtant, l'heure n'est plus à l'effervescence autour du projet. Pour rappel, en janvier 2017, Hyperloop Transportation Technologies avait annoncé en grande pompe l'implantation de son centre européen de R&D à Toulouse avec la promesse d'investir 40 millions de dollars d'ici 2022. L'objectif étant de tester un moyen de transport futuriste qui consiste à projeter par lévitation magnétique des capsules de 50 passagers dans un tube sous vide à très haute vitesse (au moins 600 km/h et jusqu'à 1.200 km/h). En avril 2018, Toulouse Métropole avait accordé un permis de construire sur l'ancienne base militaire de Francazal pour reconvertir le mess des sous-officiers (un bâtiment de 2.560 m2) en un centre de recherche et développement. Il était aussi prévu la construction de deux pistes d'essais : une piste d'essais provisoire au sol de 300 mètres de long et une seconde piste d'un kilomètre de long, cette fois hissée à cinq mètres du sol par 25 pylônes.
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Six ans plus tard, le soufflet est sérieusement retombé. Une piste au sol de 300 mètres a bien été assemblée sur le site mais pour le reste, la startup californienne a revu sa copie. À tel point qu'en décembre 2021, Toulouse Métropole a acté la résiliation anticipée du bail à construction pour la seconde piste et la transformation du mess des sous-officiers. La startup affiche alors la volonté de garder les « 10 à 15 collaborateurs » qui travaillent dans des bureaux situés au sein de la tour de contrôle de l'aéroport de Francazal.
Mais ce n'est plus le cas. Les équipes d'Hyperloop TT, « moins de dix personnes » actuellement d'après la startup, ont récemment quitté la tour de contrôle.
Florine Galéron