AéroForum : la consolidation dans l'industrie aéronautique, un dilemme devenu une obligation ?

Pierrick Merlet
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La consolidation de la filière aéronautique, seule réponse face à la crise ?
Rémi Benoit

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La consolidation de la filière aéronautique, seule réponse face à la crise ?
Rémi Benoit
Depuis le déclenchement de la crise sanitaire, l'industrie aéronautique est à l'arrêt. Aussi bien sur le plan de la productivité, que sur celui du business. Avant ce séisme, une bataille dans les coulisses faisait rage pour une réduction du nombre d'acteurs dans la supply chain (sous la volonté des grands donneurs d'ordres) afin de répondre à une croissance des cadences de production.
Appelées consolidations, "ces opérations sont gelées depuis le mois de mars sauf dans deux cas. Le premier survient quand il faut un rachat ou sinon c'est la mort de la société. Le deuxième cas de figure concerne le segment militaire, le seul segment qui résiste", expliquait tout récemment dans une interview accordée à La Tribune Raphaël Petit, cofondateur du bureau toulousain de la banque de conseil en fusions-acquisitions Oaklins. Et malgré la réticence de certains acteurs dans la filière à voir leur(s) entreprise(s) au profit d'un regroupement, d'autres ne regrettent pas ce choix comme la société Tecalemit, qui a doublé de taille ces dernières années en rachetant fin 2018 un site de Daher qui employait 153 personnes dans la Sarthe.
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Désormais, le concepteur et fabricant de canalisations, dédié totalement à l'aéronautique, la défense et le spatial, pourrait être suivi par d'autres homologues. Par exemple, le sous-traitant aéronautique de rang 1 Figeac Aéro a ouvertement annoncé dans les colonnes de La Tribune réfléchir à une fusion, face aux difficultés économiques engendrées par la crise sanitaire. "Le manque de consolidation est un facteur de fragilité, comme a pu le montrer cette crise. Il est important de faire cette mutation industrielle pour se rapprocher de ce que l'on peut voir aux Etats-Unis avec les sous-traitants de rang 1 atteignant le milliard de chiffre d'affaires", poursuit Raphaël Petit.
Pierrick Merlet