Comment l’emploi aéronautique peut-il rebondir ?

Florine Galéron
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La filière aéronautique a perdu 4.900 emplois en Haute-Garonne en 2020.
Rémi Benoit

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La filière aéronautique a perdu 4.900 emplois en Haute-Garonne en 2020.
Rémi Benoit
"Pour certains, l'aéronautique c'était toute leur vie. Et d'un seul coup, on leur dit maintenant, c'est terminé, tu vas faire autre chose. Il faut leur redonner confiance pour bâtir à partir de leurs connaissances un nouveau socle, de nouvelles compétences et avoir toujours la possibilité de revenir dans l'aéronautique au moment où ça redémarrera", avance Anne Destouches, déléguée régionale du Syntec Numérique en Occitanie et par ailleurs responsable du développement de la reconversion au sein de l'organisme de formation Vaelia.
Un an après le début de la crise sanitaire, la région toulousaine est toujours durement impactée par le coup d'arrêt porté à la filière aéronautique. D'après une étude de l'Insee, la filière aéronautique a perdu 4.900 emplois en Haute-Garonne en 2020. Même si de nouveaux plans sociaux sont à craindre en 2021, le pire a pour l'instant été évité grâce aux nombreux dispositifs de soutien à l'économie : chômage partiel, APLD, prêts garantis par l'Etat... Sans compter le plan Ader exceptionnel de 100 millions d'euros de la Région Occitanie. En attendant la remontée des cadences d'Airbus, les entreprises s'organisent pour que leurs collaborateurs ne perdent pas leurs compétences voire en acquièrent de nouvelles.
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Le Syntec Numérique a ainsi initié au mois de septembre 2020 un speed-dating durant lequel dix sociétés (dont Akka, Alten et CapGemini) ont présenté à Airbus une centaine de projets qui pourraient entrer dans le cadre des fonds Corac pour l'avion décarboné ou être déterminant en matière d'innovation. Depuis l'effondrement du trafic aérien, l'avionneur a arrêté ou reporté la grande majorité des projets portés par les sociétés d'ingénierie. L'idée est que les sous-traitants financent en fonds propres certaines missions à condition que le donneur d'ordre s'engage à les reprendre d'ici un à trois ans au moment de la reprise d'activité. "Au terme du speed dating, Airbus a choisi 30 projets présentés par sept entreprises. Cela représente 500 années /homme, grosso modo 500 emplois sur une année", indique Anne Destouches. Certains projets ont repris dès le mois de novembre, avec des échéances de règlement décalées de seulement quelques mois.
Florine Galéron