Aéronautique : l'Onera prépare déjà l'arrivée de l'avion à hydrogène

Florine Galéron
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Airbus s'est fixé pour objectif de faire voler un avion à hydrogène en 2035.
Airbus

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Airbus s'est fixé pour objectif de faire voler un avion à hydrogène dès 2035. Une rupture technologique à laquelle se prépare déjà l'Onera, le centre français de recherche aérospatiale.
Mais les moyens de recherche actuels ne suffiront pas face à l'ampleur des tests requis pour intégrer la propulsion à hydrogène à bord d'un avion. Le centre de recherche a donc lancé cet été un programme d'investissement de 40 millions d'euros pour moderniser ses bancs d'essai en Ile-de-France et en Occitanie.
Baptisé Becar (pour bancs d'essai pour la combustion dans les futurs foyers aéronautiques), le projet doit se dérouler sur quatre années. Pour le moment, le financement du programme est assuré sur les deux premières années : 24 millions d'euros provenant à 80% de la DGAC, le reste étant issu de fonds du conseil régional d'Occitanie (trois millions d'euros) et des fonds propres de l'Onera.
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Le projet Becar vise aussi à doter les bancs de moyens d'essais de circuits de carburants de synthèse durables et d'hydrogène injecté froid (autour de 150 K, soit une température de -123°C). L'Onera dispose actuellement de deux bancs de combustion des moteurs à Palaiseau en Ile-de-France (M1 pour les essais plutôt complexes et Micado pour la caractérisation fine) et de deux autres bancs sur son site de Fauga-Mauzac, à 30 km au sud de Toulouse (Lacom pour la caractérisation de l'atomisation du brouillard et des instabilités de combustion et Mercato pour les essais d'allumage en altitude).
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