Guerre en Ukraine : les PME d'Occitanie dans une situation financière "difficilement supportable"
Israa Lizati
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Samuel Cette
Rémi Benoit
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Samuel Cette
Rémi Benoit
LA TRIBUNE - Depuis une vingtaine de jours, la guerre en Ukraine fait rage et a pour conséquence une crise économique aux multiples facettes. Dans quel état d'esprit se trouvent les PME d'Occitanie face à cette crise ?
SAMUEL CETTE - Il y avait déjà une crise avant, bien évidemment sans commune mesure d'un point de vue des pertes humaines. Les entreprises étaient encore dans la crise sanitaire et ceci n'est qu'une couche supplémentaire, épaisse. Je ne considère pas qu'il y a une crise depuis une vingtaine de jours, mais depuis deux ans. Les entreprises étaient en train de reprendre une activité, nous avions des perspectives avec la levée du pass vaccinal, du port du masque et de tout ce qui nous permettait de pouvoir envisager une reprise, notamment sur les métiers de l'hôtellerie et de la restauration. Cette crise internationale vient augmenter les difficultés que nous avions déjà. Premièrement, sur notre capacité d'approvisionnement. Deuxièmement, sur le renchérissement du coût de cet approvisionnement. Et enfin, sur la raréfaction qui génère une inflation sans que nous puissions nous assurer d'un développement de notre activité. Cela risque de devenir difficilement insupportable financièrement. D'un point de vue général, il y a une forme d'inquiétude.
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Nous pensions être autour de trois, quatre voire parfois cinq points de progression du PIB, mais les dernières mises à jour laissent apparaître trois voire une baisse à deux points selon certains économistes. Les entreprises ont bien évidement été soutenues d'un point de vue de la trésorerie, mais travailler sur la trésorerie sans travailler sur la marge, est quelque chose qui est létal à court terme.
Israa Lizati