Les restaurateurs héraultais, via le président de l'UMIH 34 (Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie) Jacques Mestre, ont tenté de mettre un pied dans la porte et d'infléchir la position du gouvernement, notamment sur l'horaire de début de couvre-feu, 21 h, qu'ils aimeraient voir passer à 22 h... Une petite heure de plus qui, selon eux, leur permettrait de faire exister un service du soir.
Une requête sur laquelle Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie, en déplacement à Montpellier le 19 octobre, a diplomatiquement botté en touche : « Si on décale à 22 h, demain, vous me demanderez 23 h et c'est sans fin... Nous devons mettre en œuvre ce couvre-feu et voir le retour d'expérience. Ce qu'on veut, c'est limiter les interactions. On sait que c'est difficile, mais il nous faut protéger en même temps les citoyens et les entreprises. Une mesure a été prise, pour éviter des mesures plus difficiles, on s'y tient. Plus vite on sort de cette zone pénible et plus vite on pourra reprendre une vie le plus ordinaire possible... Faisons cet effort. Aujourd'hui, c'est le temps de la lutte contre cette épidémie. Si on se serre les coudes et que l'État continue à apporter son soutien au monde économique, on parviendra à passer cette épreuve ».
Après une rencontre avec les lecteurs du quotidien régional Midi Libre, le secrétaire d'Etat était accueilli au restaurant de Mazerand, à Lattes aux portes de Montpellier, tenu par les frères Jacques et Christian Mazerand. Le premier est aussi président de l'association Chefs d'Oc Montpellier et délégué régional Occitanie des maîtres cuisiniers de France.