L'aéroport de Béziers a entamé une réflexion sur les flux de l'aviation d'affaires. Une stratégie qui s'appuie sur un nouveau terminal d'affaires de 200 m2, dont l'inauguration est prévue en septembre prochain (250.000 euros d'investissement) et sur un partenariat avec le réseau d'aviation d'affaires Sky Valet Connect (groupe Aéroports de la Côte d'Azur) signé en mars 2020 et qui regroupe 31 destinations en Europe.
« L'ambition est de faire venir des usagers extérieurs,explique Pascal Pintre, directeur général de l'aéroport de Béziers.Nous croyons qu'à travers la promotion de notre destination touristique et des leviers d'attractivité que sont la culture, le vin et le tourisme, nous pouvons faire venir des décideurs. En 2019, nous avons déjà eu 400 mouvements d'avions d'affaires sur le territoire, un secteur moins touché par la crise sanitaire, voire encore plus plébiscité. »
Une stratégie qui vise les flux entrant sur le territoire, mais l'aéroport travaille aussi sur le segment du voyage d'affaires au départ de Béziers, développant pour cela la reconnaissance de la destination via le réseau Sky Valet tout en tissant des relations avec les starts-up locales.
« Nous sommes la première société d'aviation d'affaires basée à Montpellier,commence Loïc Balthazard, cofondateur d'Instant'Air.On propose un service à la carte pour des patrons de TPE et PME. Notre particularité est de laisser tomber l'aspect luxe du voyage d'affaires pour se concentrer sur l'aspect fonctionnel, avec, à la clé, des niveaux de prix quatre à cinq fois inférieurs. »
Pour proposer ces vols privés pour 1.000 euros de l'heure, Instant'Air a donc laissé tomber les coupes de champagne et se concentre sur un service client efficace. La start-up a investi dans un mini-avion de ligne Diamond Aircraft dernier cri (1,5 million d'euros d'investissement). Ses avantages ? Il peut se poser sur des pistes très courtes et voler par tous les temps. Opéré par le pilote Yoann Carrie (deuxième associé chez Instant'Air), l'accès à cet avion privé se fera via un droit d'entrée de 500 euros, puis un paiement en fonction des heures de vols réelles. Un moyen de mettre l'aviation d'affaires à la portée des PME.