Les recettes d’Edeis pour animer les monuments romains nîmois
Guillaume Mollaret
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Les monuments sont romains mais la technique ressemble à celle du Cheval de Troie... Après l'aéroport de Nîmes, Edeis gèrera les monuments romains de la ville.
A la surprise de bon nombre, jusqu'aux rangs même de la majorité municipale, le groupe Edeis vient donc de remporter pour trois ans la délégation de service public pour la gestion des monuments antiques de la ville (Arènes, Maison Carrée, Tour Magne) au nez et à la barbe de Culturespaces, filiale d'Engie, qui avait été la première (et la seule) entreprise privée à gagner les précédents concours depuis 2006.
Ce contrat s'entend hors spectacles tauromachiques et festivals musicaux d'été.
Gérant de 19 aéroports en France et à l'étranger mais également de ports, le groupe Edeis, qui développe 59 millions d'euros de chiffre d'affaires, a entrepris récemment de produire des spectacles musicaux sur ses sites industriels. Il a également accueilli cette année Quai des Bulles, le grand festival de BD de Saint-Malo.
A Nîmes, Edeis compte donc faire quelques expérimentations sur des synergies à mettre en œuvre entre ses désormais deux filiales.
Et les objectifs sont ambitieux, tant sur le tarmac qu'au centre des vieilles pierres : 400.000 passagers sont annoncés en 2028 contre 230.000 en 2019 à l'aéroport nîmois (ce qui passe immanquablement par la création de nouvelles lignes). Par ailleurs, dès 2022, 730.000 tickets sont promis à l'édition dans les monuments antiques nîmois contre 655.000 enregistrés en 2019 par Culturespaces.
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Pour la Ville de Nîmes, le contrat signé avec Edeis - contesté en vain par Culturespaces devant le tribunal administratif de Nîmes - prévoit le versement de 250.000 euros de redevance annuelle, à laquelle s'ajoutera un partage à parité des bénéfices obtenus après impôts. Au total, entre la part variable et la part fixe, la Ville table sur la collecte de 1,3 million d'euros sur la totalité des trois années de délégation de service public.
Guillaume Mollaret