Après la publication par la Cour des comptes, début février, d'un rapport national déjà cinglant portant sur l'adaptation d'une quarantaine de stations des différents massifs français au changement climatique, la chambre régionale des comptes (CRC) d'Occitanie a publié le 13 mars un focus sur les massifs montagneux d'Occitanie tout aussi sévère : « Le modèle économique des stations de ski des Pyrénées s'essouffle », alerte Valérie Renet, présidente du gendarme des comptes publics en Occitanie. Une deuxième salve qui ne laisse pas de marbre Jacques Alvarez, le directeur de la station de ski Font-Romeu-Pyrénées 2000 chez Altiservice (prestataire qui gère également en délégation de service public la station de Saint-Lary-Soulan, dans les Hautes-Pyrénées).
Sollicité par La Tribune au lendemain de la publication du rapport consacré à huit stations de ski des Pyrénées françaises (couvrant 17 des 38 domaines skiables des Pyrénées en Occitanie), le dirigeant contient sa colère. Mais pas ses arguments pour répondre aux reproches et inquiétudes évoquées par la chambre régionale des comptes.
Font-Romeu Pyrénées 2000 compte 43 pistes de ski alpin et 110 kilomètres de pistes de ski de fond, et annonce une fréquentation de 529.000 journées/skieurs en ski alpin sur sa précédente saison 2022-2023. Son chiffre d'affaires a été de 14,8 millions d'euros en 2022-2023 - « un record », assure Jacques Alvarez - et la station emploie 200 personnes en hiver (dont 35 permanents) « pour 1.200 emplois indirects cette année », précise-t-il.