Ils représentent plus de la moitié des campings français, entre 55% et 60%. S'ils ne sont pas les plus importants en nombre d'emplacements, les petits campings de moins de 70 emplacements sont les plus répandus sur le territoire national. Pourtant, ils sont menacés. En cause, une concurrence effrénée des grands groupes de l'hôtellerie de plein air (Yelloh! Village, Sandaya, Tohapi, Sunêlia...), un modèle économique souvent trop fragile, un positionnement trop flou sur ce marché pléthorique, ou encore parce que l'offre ne correspond plus aux attentes de la clientèle.
Si le camping reste un segment fort du tourisme français (et l'Occitanie la première région française pour ce type d'hébergement, avec environ 29 millions de nuitées en 2023, principalement sur le littoral méditerranéen), « en période tendue sur le pouvoir d'achat, les gens sont attentifs au rapport qualité-prix ». Dès lors, « les petits campings ont du mal à offrir des services comparables aux gros et souffrent davantage », observait Philippe Robert, le président de la FRHPA Occitanie, en septembre dernier.
Or ces établissements, aussi petits soient-ils, sont des piliers de l'économie d'un territoire, souvent rural. Éric Legros, qui préside le groupe de travail dédié à leur sauvegarde à la FNHPA, le souligne : « on perd 60 à 70 petits campings par an, principalement pour des raisons de modèle économique ».