L'affaire Snowden, le G20 et la Russie

Harold James
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Après l'éclatement de la crise financière mondiale, les grands dirigeants de la planète ont eu à de multiples reprises des paroles lénifiantes. La Grande dépression n'allait pas se répéter, non seulement en raison d'une bien meilleure politique monétaire (ce fut effectivement le cas), mais aussi parce que la coopération internationale est mieux institutionnalisée. Pourtant un employé de sous-traitants des services de renseignement américains, Edward Snowden, a monté combien ce discours est loin de la réalité.
Des périodes prolongées de tension affaiblissent le tissu de la coopération institutionnelle. La crédibilité du FMI et du G20, les deux institutions apparemment les plus dynamiques et efficaces en 2008 et 2009, a été sérieusement éntamée tout au long de la crise.
Une autorité qui s'érode
Les grands pays industriels étant probablement sur le chemin de la reprise - même si elle n'est pas très marquée - personne ne se préoccupe de l'état de délitement des mécanismes de coopération. C'est une erreur ! Il y aura beaucoup d'autres incendies financiers à travers le monde, mais où sont les pompiers pour les combattre ?
Le budget du FMI a augmenté en 2009 et l'organisation devait être réformée pour donner davantage de poids aux pays émergents. Mais il n'y a guère eu de progrès dans cette direction.
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Le Fonds était la pièce maîtresse du système économique mondial d'après-guerre. Il a donc joué un rôle essentiel dans la gestion de la crise de la dette des années 1980 et lors de la transition économique post-communiste après 1989. Mais depuis, chaque grande crise économique internationale a érodé son autorité. La crise financière asiatique de 1997-1998 a affaibli son autorité en Asie, beaucoup de pays de la région croyant que les institutions financières américaines exploitaient la crise.
Le FMI n'a plus la cote
La Grande récession qui a éclaté après 2007 a encore ajouté au discrédit du FMI pour trois raisons :
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