Le divorce des courtiers d'assurance régionaux se confirme
Stéphanie Borg
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Stéphanie Borg
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Depuis presque deux ans, rien ne va plus dans l'univers réputé feutré du courtage. Le processus de réunification national engagé par les syndicats français du courtage, jusqu'alors organisé par région et indépendants des uns des autres, a laissé des traces. Alors que certains ont milité pour la fusion au niveau national, d'autres ont prôné un modèle plus fédéral, avec des régions fortes et autonomes.
À Lyon, la majorité des membres du Syndicat des courtiers de réassurance et d'assurance (Sycra), l'organisation principale de la région - Lyon est une place-forte du courtage en France depuis plus de 80 ans - penche davantage pour l'union fédérale.
Sauf une poignée de dissidents, une douzaine de membres, qui estiment que la fusion est la meilleure solution. Ils créent le Sycasef, qui, un an plus tard rejoindra, les rangs de la Chambre syndicale des courtiers d'assurance (CSCA) et deviendra sa représentation régionale.
De son côté, le Sycra rejoint les rangs de Planète Courtier, le challenger. Sur le plan national, comme en local, le divorce est prononcé.
L'enjeu : mener la course aux adhésions pour "peser" face aux pouvoirs publics fort. Un an après sa création, le CSCA Auvergne Rhône-Alpes revendique 80 adhérents (un petit millier en France). Ce petit nombre n'alarme pas le syndicat, même s'il mène plusieurs actions pour attirer les candidats - dont une réunion d'information qui se tenait mercredi 28 septembre à Lyon.
Stéphanie Borg