Arnaud Peyrelongue : "Bpifrance ne prendra aucun répit"
Steven Dolbeau et Maxime Hanssen
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Steven Dolbeau et Maxime Hanssen
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Acteurs de l'économie - La Tribune. Quel bilan peut-on tirer de l'action en Auvergne Rhône-Alpes de Bpifrance pour l'année 2016 ?
Arnaud Peyrelongue. L'année 2016 a été une année riche. Au début de l'exercice, les chefs d'entreprises, plus confiants dans l'avenir qu'ils ne l'avaient été jusque-là, envisageaient déjà une hausse de leurs investissements. Le rôle de Bpifrance est d'accompagner cette croissance. En 2016, nous avons donc continué à progresser sur l'ensemble de nos activités et à accompagner un nombre toujours aussi significatif d'entreprises, de la startup à l'entreprise internationale. Parallèlement, notre offre s'est renforcée dans le financement de l'investissement où nous sommes en progression de 9 %. Nous avons également progressé dans le financement de l'innovation avec 900 entreprises aidées sur le territoire.
Ceci dit, comme l'explique clairement notre directeur général (Nicolas Dufourcq, NDLR), nous n'aurons pas de répit tant que nous n'aurons pas fait repartir l'investissement en France. Cet engagement transparaît dans les chiffres. En 2016, nous avons accompagné près de 14 000 entreprises. Tous métiers confondus, cela représente 3,3 milliards d'euros de risques permettant 7,2 milliards d'euros de financement injectés dans les entreprises de la région. Au regard de la typologie des entreprises soutenues, nous constatons que notre activité couvre l'ensemble du spectre : de la TPE, à la PME et aux ETI.
(Photo : Laurent Cerino/ADE)
Par rapport à 2015, une stagnation du nombre d'entreprises financées peut être remarquée, alors qu'il y a globalement une progression du risque engagé à 3,3 milliards d'euros. Cela traduit-il une volonté de concentrer davantage les financements ?
À lire également
Cette stagnation résulte principalement d'une diminution de notre activité de garantie. On pourrait s'en réjouir, car cela traduit, en fait, une attribution facilitée des prêts aux entreprises par les banques. J'analyserais donc ce recul comme une amélioration globale du risque entreprise. Il n'y a, par ailleurs, aucune volonté de notre part de limiter l'attribution de la garantie.
Steven Dolbeau et Maxime Hanssen
PFAS : la redevance sur les rejets aqueux est désormais suspendue au budget 2026
Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir
Malgré des vendanges moins volumineuses, le Beaujolais garde le cap
Matériaux stratégiques : Ferroglobe va suspendre sa production de silicium en Europe