La ville intelligente à la recherche du "Graal" de l’intermodalité

Dominique Pialot

Dominique Pialot
Ils n'ont que ce mot à la bouche. Chez Transilien comme à la RATP, il n'est question que de porte-à-porte et d'intermodalité.
Non seulement les habitants de petite et moyenne couronnes veulent se déplacer de banlieue à banlieue sans repasser par l'hypercentre, mais il faut aussi relier entre eux les clusters du Grand Paris (La Défense, Saclay, Roissy, Seine Aval, le Génopôle, etc.).
Anticipant la fermeture partielle de la ligne A du RER « pour opération de maintenance cyclique » pendant plusieurs étés à compter de 2015, la Régie va nouer un partenariat avec un opérateur de co-voiturage du quotidien. Pas seulement pour proposer des alternatives pendant les travaux, mais « pour globaliser durablement notre offre de mobilité en nous positionnant sur les modes complémentaires », observe Raymond Uger.
Pendant ce temps, l'agence française pour l'intermodalité et la billettique (AFIMB), créée en 2011, s'emploie à promouvoir l'interopérabilité et à soutenir la normalisation dans ces domaines.
En région, les systèmes d'information multimodaux (SIM), sont circonscrits dans des frontières géographiques ou administratives qui ne correspondent pas aux déplacements des usagers.
Certains commencent à intégrer d'autres modes que les seuls transports publics, comme le vélo ou le co-voiturage, mais l'absence de données en temps réel reste le point faible, comme pour Via Navigo mis en place sous l'égide du Stif en Île-de-France, qui ne fournit que des données théoriques.
SNCF maps, qui vient d'être lancé pour visualiser en temps réel la position des trains dans toute la France (mais dont il n'existe pas encore d'application mobile !) a permis de constater que les données n'étaient pas toujours disponibles, faute de suffisamment de trains équipés en GPS.
Alors que l'ouverture des données de transport est à l'étude, les opérateurs se sentent-ils menacés par un Google ? Pierre Messulam se montre confiant.
Et de rappeler que Transilien est adepte de l'open data, de la collaboration avec des start-up et des hackatons.
Malgré la complexité née d'une multiplicité d'acteurs, de réseaux et de territoires, Jean Seng se montre optimiste :
Concernant la billettique, celui qui sera capable de proposer à l'usager une seule et unique transaction pour aller d'un point à un autre en empruntant des modes de transports publics et privés, collectifs et individuels, aura l'avantage de l'intermédiation sur une chaîne de valeur en pleine redéfinition.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

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Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Dominique Pialot
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