Total lance un cri d'alarme contre la chasse au carbone

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le patron du groupe pétrolier français a mis en garde les politiciens contre le risque d'accélérer une pénurie de l'offre de pétrole si ceux-ci adoptent des politiques environnementales trop contraignantes.

Avant de décourager les investissements dans le pétrole et le gaz, il faut s'assurer de disposer de ressources énergétiques alternatives viables. Tel est le message à l'attention des gouvernements lancé par Christophe de Margerie, directeur général de Total qui a déclaré dans une interview au Financial Times : " le carbone n'est pas un ennemi, c'est la vie."

Le patron de Total a notamment déclaré : "les gouvernements doivent évaluer les besoins de cette planète en termes d'énergie et arrêter de dire que nous allons développer l'énergie solaire pour ensuite déclarer que cela ne sera pas suffisant".

A la veille de la conférence de Copenhague sur l'environnement, Christophe de Margerie souhaite notamment que la politique de sécurité énergétique ne soit pas négligée au détriment de la politique sur l'environnement. Il prévient "alors que c'est encore compliqué en Europe" que les industries pétrolières pourraient  réduire leurs investissements si les gouvernements établissent des politiques drastiques sur  la baisse des émissions de carbone.

L'environnement n'est pas l'unique problème sur lequel il faut se pencher ; selon lui, il y a "également une préoccupation sur l'accès à plus d'énergie".

"J'espère que vous avez beaucoup de bougies" dans le cas où les gouvernements n'adoptent pas les politiques environnementales intelligentes, a-t-il déclaré.

Dans cette interview, le patron de Total en a profité pour déclarer que son groupe espère devenir le deuxième producteur pétrolier d'ici les trois ou quatre prochaines années. Actuellement, il se place quatrième au Royaume-Uni.

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Commentaires
a écrit le 26/10/2009 à 20:22 :
Une catastrophe écologique

Au Canada, plus de 3 000 km2 de forêts ont déjà été détruits pour produire ce pétrole. Des rivières sont détournées et polluées pour fournir les énormes quantités d?eau nécessaires à l'extraction et à l'exploitation. Les mines à ciel ouvert ont créé d?immenses lacs de déchets miniers. Des quantités colossales de gaz et de carburant sont nécessaires. Au final, les émissions de gaz à effet de serre sont énormes. La production d'un baril de pétrole issu des sables bitumineux est trois à cinq fois plus émettrice de gaz à effet de serre qu'un baril de pétrole conventionnel.

Ce n'est pas seulement l'environnement qui est détruit, c'est aussi la santé humaine qui est menacée. La présence de substances chimiques toxiques ou de métaux lourds dans les lacs et les rivières autour des sites d'exploitation compromet la qualité de l?eau potable, de même que la santé des animaux qui boivent cette eau et des poissons qui y vivent. Quand les humains consomment ces animaux ou ces poissons, ils ingèrent en même temps les substances chimiques que ceux-ci ont consommées.
Le double langage de Total

Total s'offre des campagnes de publicité pour « verdir » son image et mettre en avant ses investissements dans les énergies renouvelables. Le montant de ces investissements s'élève en réalité à 250 millions d'euros d'ici 2010. Total investit bien plus dans les sables bitumineux : 2,5 milliards de dollars à l'heure qu'il est, 20 milliards dans les vingt à venir. L'environnement n'est en aucun cas une priorité pour Total. La compagnie préfère mettre son argent dans le pétrole le plus sale et le plus cher de la planète.
a écrit le 23/10/2009 à 16:21 :
L'accès à plus d'énergie aussi important que l'environnement ?!? Le carbone n'est pas un ennemi, c'est la vie ?!?
La pénurie d'énergie permettant de produire toujours plus n'est-elle pas un mal nécessaire à une prise de conscience de ce que nous générons ?
Et si nous utilisions le reste de pétrole dans des domaines où il n'existe pas de solution de remplacement ? Nous savons faire un équivalent plastique à partir du bois, du mais et d'autres végétaux. Nous ne connaissons pas encore (ou alors on nous le cache) d'énergie plus efficace que le pétrole pour se déplacer. N'est-il pas temps d'arbitrer sur nos utilisations ? De repartir des usages plus que de l'offre ou de la technologie ?
a écrit le 23/10/2009 à 14:47 :
J'aurais bien préféré faire confiance à nos Politiques plutôt qu'aux hommes à qui nous devons notre confort actuel, mais la perspective de revenir à l'âge des cavernes me retient
a écrit le 23/10/2009 à 13:09 :
Les émissions sont un danger mais également les polticiens car qu'elle est la compétence technique sur ce type de sujet.
Nos politiques, le Président,M.Borloo, Mme Lagarde, le secrétaire aux logements..... tous de formation juridique quelle compétence technique?????
Les conseillers M.Guaino,M Guéant quelle compétence autre que celle de l'ombre non les politiciens et leur entourage n'ont pas la compétence des grands projets du futur.

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