Bataille au sommet dans l'éolien offshore

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Copyright Reuters (Crédits : Areva Multibrid/Jan Oelker)
Après EDF et Alstom, partenaires depuis janvier, GDF Suez, Areva et Vinci s'unissent pour répondre à l'appel d'offres français de 3.000 MW. Un marché à 10 milliards d'euros.

En janvier, EDF Energies Nouvelles et Alstom avaient annoncé leur partenariat exclusif pour répondre à l'appel d'offres éolien offshore de 3.000 mégawatts lancé par l'État début juin pour équiper les côtes françaises. Pour ce marché à 10 milliards d'euros, ils ont été rejoints depuis par Poweo ENR, le développeur allemand WPD Offshore et le breton Nass & Wind. C'est aujourd'hui au tour de GDF Suez, Areva et Vinci d'unir leurs forces sur trois des cinq zones prévues, à Dieppe-le-Tréport, Courseulles-sur-Mer et Fécamp.

Plusieurs étrangers, fabricants ou énergéticiens, ont récemment exprimé leur intérêt pour le marché français. Mais en prévoyant de noter les projets en fonction notamment de leur recours au tissu local, le gouvernement a envoyé un signal clair en faveur des projets garantissant des retombées sur le territoire hexagonal. Les deux fabricants français (Areva après son rachat de l'allemand Multibrid et Alstom grâce à celui de l'espagnol Ecotecnia) se sont d'ailleurs engagés à y implanter des sites industriels. Alstom ayant opté pour Nantes, la bataille pour attirer Areva fait rage entre Le Havre, Dunkerque et Cherbourg. « Bremerhaven (Allemagne) où nous sommes implantés, a capté la moitié des 500 millions d'euros alloués à l'éolien offshore en Europe du Nord », précise Sébastien Hita-Perona, d'Areva. Il semble délicat pour un acteur étranger d'accéder au marché hexagonal dans ces conditions. Mais les français seront-ils compétitifs ailleurs en Europe ? « Cette émergence de consortiums est très prometteuse pour l'émergence d'une filière industrielle en France, reconnaît Alexis Chauffert-Yvart, consultant au sein du cabinet PwC. Mais pour être compétitifs sur le marché européen, il faudrait les ouvrir à des étrangers déjà expérimentés afin d'aller plus vite.»

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